La foule




Je revois la ville en fete et en délire

Suffoquant sous le soleil et sous la joie

Et j'entends dans la musique les cris, les rires

Qui éclatent et rebondissent autour de moi

Et perdue parmi ces gens qui me bousculent

Étourdie, désemparée, je reste là

Quand soudain, je me retourne, il se recule,

Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Écrasés l'un contre l'autre

Nous ne formons qu'un seul corps

Et le flot sans effort

Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre

Et nous laisse tous deux

Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Nos deux mains restent soudées

Et parfois soulevés

Nos deux corps enlacés s'envolent

Et retombent tous deux

Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire

Me transperce et rejaillit au fond de moi

Mais soudain je pousse un cri parmi les rires

Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Nous éloigne l'un de l'autre

Je lutte et je me débats

Mais le son de sa voix

S'étouffe dans les rires des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage

Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole

L'homme qu'elle m'avait donné

Et que je n'ai jamais retrouvé...


Edith Piaf - La foule
Não que eu seja doida, mas gosto da música hihihi

De partida para Paris... Je compte les jours. :)

Amanhã...



É dia de Portugal e na Praça Luís de Camões, a nossa Unidade faz 8 anos!


É também a festa de (re)inauguração, após as obras.


Queremos partilhar esta felicidade convosco.


Até amanhã :)




Soneto

























Por que me descobriste no abandono
Com que tortura me arrancaste um beijo
Por que me incendiaste de desejo
Quando eu estava bem, morta de sono

Com que mentira abriste meu segredo
De que romance antigo me roubaste
Com que raio de luz me iluminaste
Quando eu estava bem, morta de medo

Por que não me deixaste adormecida
E me indicaste o mar, com que navio
E me deixaste só, com que saída

Por que desceste ao meu porão sombrio
Com que direito me ensinaste a vida
Quando eu estava bem, morta de frio


Chico Buarque

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